Comment savoir qu'une tâche est vraiment délégable?

Une tâche est vraiment délégable lorsqu’elle est importante sans être stratégique, maîtrisée par vous.

Réalisable par quelqu’un d’autre avec un niveau de qualité suffisant et disposant des moyens pour la mener à bien.

Autrement dit, vous pouvez transférer la responsabilité opérationnelle sans mettre en risque vos objectifs clés ni votre rôle.

4 critères essentiels.

Répétitive ou consommatrice de temps : tâches régulières, procédurables, qui vous prennent beaucoup d’heures (mails, reporting standard, mise en forme, suivi administratif, etc.).

Importance modérée : si la tâche n’est ni critique pour la stratégie ni à très fort enjeu politique, elle est plutôt délégable (attention, déléguer n’est pas “refiler les corvées”).

Vous la maîtrisez : on délègue mieux ce que l’on sait faire soi-même, car on peut expliquer clairement le résultat attendu, les étapes et les pièges.

Compétences et volonté du délégataire : la personne doit pouvoir faire la tâche au moins à 70% aussi bien que vous, ou être en mesure d’atteindre ce niveau avec un accompagnement raisonnable.

Questions rapides à se poser.

Si je ne fais pas cette tâche moi-même, y a‑t‑il un risque majeur pour la stratégie, la sécurité ou la réglementation ? Si non, elle est probablement délégable.

Quelqu’un dans l’équipe peut-il l’apprendre sans investissement disproportionné en temps de formation ? Si oui, elle est techniquement délégable.

Le résultat est‑il objectivable (critères clairs de qualité, délai, format) ? Plus le résultat est clair, plus la tâche est délégable.

 

Utiliser un mini test "importance / urgence / compétence"

Pour trier vos tâches, vous pouvez vous faire un tableau mental en 3 questions :

Importance : faible, moyenne, forte ?

Urgence : faible, moyenne, forte ?

Compétence du collaborateur ciblé : faible, moyenne, bonne ?

Une tâche est généralement délégable si :

  • importance faible à moyenne, même si urgence forte ;
  • et compétence du collaborateur moyenne à bonne (ou facilement développable).

Signaux qu’une tâche devrait être déléguée.

Vous y passez beaucoup de temps alors qu’elle ne nécessite pas votre niveau de responsabilité.

Elle est structurée, prévisible, documentable (on peut écrire une procédure).

Elle pourrait faire grandir quelqu’un (développement de compétences, responsabilisation) sans mettre l’organisation en danger.

Ce qui ne doit pas (ou rarement) être délégué.

Les décisions vraiment stratégiques, les arbitrages sensibles, les sujets de confidentialité élevée.

Les tâches que personne ne comprend encore et qui nécessitent que vous les clarifiiez d’abord.

Ce qui définit le cœur de votre rôle (vision, priorisation globale, gestion des personnes).

Conclusion Mendes S&C

Savoir si une tâche est vraiment délégable ne relève ni de l’intuition pure ni du hasard.

C’est un exercice de lucidité : comprendre ce qui relève de votre valeur ajoutée, de votre rôle stratégique, et ce qui peut être transmis sans mettre en risque vos objectifs.

Déléguer ne signifie pas se désengager, mais choisir consciemment où investir son temps, son énergie et sa responsabilité.

Une délégation réussie repose sur des critères clairs, des attentes explicites et un cadre sécurisant  pour vous comme pour la personne à qui vous confiez la tâche.

En prenant le temps de structurer ce tri, vous gagnez en clarté, en efficacité et en sérénité.

Et surtout, vous vous redonnez la possibilité de vous concentrer sur ce qui fait réellement la valeur de votre rôle.

Vous souhaitez clarifier ce que vous pouvez déléguer sans perdre le contrôle ?

J’accompagne les professionnels du bien-être à structurer leur organisation et à identifier les tâches réellement délégables, dans un cadre clair et sécurisant.